Biographie

D'un site de recherches archéologiques au service aux chambres hôtelier, de la scène ontarienne à l'uniforme de garde de sécurité, de la Croix-Rouge canadienne au design architectural, de séances de photographie en studio en retraites fermées en monastère, d'éboueur à candidat politique, pour bien des observateurs, Stéphane Normandin est l'homme aux mille et une vies, plus déroutantes les unes que les autres.

Dans le domaine de l'écriture, il s’est d'abord fait connaître au milieu des années 90 en tant qu'auteur dramatique au sein d'une troupe multiculturelle qu'il a lui-même dirigée pendant trois saisons. Ton cynique, humour glacial et désabusé, critique acerbe de son époque, ses pièces dérangent, surtout venant d'un auteur aussi jeune (Les Gants de Plomb, Contes de la rue), et ses détracteurs se montrent aussi passionnés et féroces que ses défenseurs. Il gagne cependant une très jolie réputation par ses adaptations de grands classiques dans des mises en scène d'une fluidité étonnante (Cyrano, Much Ado About Nothing, Macbeth) et de grands spectacles de variété d'une popularité indéniable tant chez les spectateurs que chez les artistes (Stenoshow). Délaissant finalement la scène pour des études cinématographiques, auteur de scénarios non produits et déçu par le milieu, il repart sur la route pour mener une existence besogneuse, occupant une multitude d'emplois dans les milieux les plus divers. On le retrouve quand même sporadiquement comme collaborateur de plusieurs publications, principalement artistiques et politiques. Fasciné par la politique, on le retrouve même comme candidat de tiers parti aux élections provinciales de 2008.

Après des années d'errance et de maladie, 2013 amorce son retour à un travail éditorial plus soutenu; fondant sa propre maison d'édition, il annonce la sortie de son premier roman, Les Fossoyés, ainsi qu'un retour aux sources avec la publication d'une nouvelle pièce, sa première après plus de dix ans d'absence de la scène.